J’espère toutefois que l’éditeur aura l’idée de changer de couverture pour la version définitive car, vous en conviendrez : elle est peu engageante. Et pourtant ! Derrière se cache un texte savoureux, une chronique finement observée des tracas d’une adolescente. L’auteure parvient même à rendre attachante un genre de fille que je n’affectionnais pas lorsque j’étais au lycée. Chapeau.

Ce journal est celui de Ruby, 15 ans, qui souffre de crises d’angoisse inquiétantes et dont la vie sociale s’est écroulée en l’espace de 10 jours. Elle consulte un psy, à contrecoeur dans un premier temps. Docteur Z (la psy en question) l’encourage à dresser une liste de tous les garçons qui ont compté dans sa vie, d’une manière ou d’une autre. Et c’est au travers de ces relations hautes en couleurs, le plus souvent platoniques, qu’on découvre l’histoire de Ruby, celle que des rumeurs malveillantes ont qualifié de la pire des « allumeuses ».

Voilà donc un petit roman vivifiant qui se laisse lire facilement et en toutes circonstances.

E. Lockhart est une auteure new-yorkaise à suivre et dont Casterman publiera un second roman dès la rentrée.

Chronique par Aramis