Lucky Luke est mon héros d’enfance préféré. Je fais partie de ceux qui souffriraient de le voir dénaturé. Mais soyons honnêtes : dans les derniers albums signés Morris, le créateur originel sabotait lui-même la qualité de sa série ! Et si Achdé n’a pas le talent d’un Morris grande époque, ni Gerra celui de Goscinny, il faut reconnaître que la reprise des deux lascars étonne positivement. Après La belle province, dont le scénario laissait un sentiment mitigé, La corde au cou semble faire la quasi-unanimité : voilà longtemps que nous n’avions plus eu l’occasion de lire un si bon Lucky ! On peut certes se dire que l’unique ambition en relançant la série est strictement commerciale . On peut également douter du plaisir artistique que peuvent éprouver des auteurs à singer leurs prédecesseurs… Mais le résultat est là, il est bon et il se distingue suffisamment des autres aventures du cowboy solitaire. Voyez plutôt :
Condamnés à 387 ans de prison, les frères Dalton font les frais d’une nouvelle directive visant à réduire la surpopulation carcérale du pays : ils seront pendus. Ainsi en a décidé le nouveau Président. Mais leur voisin de cellule, le très corrompu juge Biglard, leur signale un article de loi du 6 juin 1858 grâce auquel les Dalton pourraient échapper à la potence… s’ils se marient ! Charge à Ma Dalton de trouver quatre femmes prêtes à convoler avec ses fils. Une gageure !
Chronique par Louis St-Jo
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